Méthodologie

Comment je travaille

Après quarante ans passés à enseigner l’histoire et à documenter le patrimoine méditerranéen, j’ai développé une méthode de terrain que je considère comme le fondement de chaque article publié ici. Ce n’est pas une méthode académique formalisée — c’est un ensemble de principes que j’ai appris à mes dépens, souvent en commettant des erreurs que j’ai ensuite dû corriger publiquement.

La visite d’abord

Je n’écris jamais sur un site sans l’avoir visité personnellement. Les photographies, aussi bonnes soient-elles, ne remplacent pas la présence physique — la texture d’une pierre, l’orientation d’un portail, l’odeur d’une crypte. J’ai visité plus de 200 sites historiques corses et méditerranéens depuis ma retraite en 2008. Certains articles ont attendu plusieurs années avant que je me sente capable de les écrire correctement.

Les sources primaires

Chaque article cite au moins une source primaire — archive municipale, registre paroissial, inscription épigraphique, document notarial. J’ai accès aux fonds d’archives de plusieurs communes corses grâce à mes années de collaboration avec le musée de Bastia. Pour les sites étrangers, je travaille avec des correspondants locaux ou consulte les archives sur place lors de mes visites.

Les habitants et les gardiens

La mémoire orale est une source que les historiens académiques sous-estiment souvent. J’ai appris à écouter les conservateurs de musées, les sacristains, les agriculteurs dont les terres jouxtent les ruines, les retraités qui se souviennent de ce que leurs grands-parents racontaient. Ces sources ne remplacent pas les archives — elles les complètent, et parfois les contredisent de façon éclairante.

L’honnêteté sur les limites

Chaque article que j’écris inclut ce que je ne sais pas encore. Une question non résolue, une hypothèse que je n’ai pas pu confirmer, un détail qui me trouble et que je n’ai pas su interpréter. Ce n’est pas une faiblesse — c’est la marque d’un travail honnête. Certaines de mes premières conclusions se sont révélées fausses ; j’ai toujours préféré le corriger ouvertement plutôt que de faire disparaître l’erreur.

Si vous souhaitez me contacter pour signaler une erreur ou apporter un complément d’information, je lirai attentivement votre message via la page de contact.